
À la Une: les routes alternatives au détroit d’Ormuz
May 4, 2026 - 00:03:38
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C’est le titre de l’éditorial du Guardian à Londres, et à l’instar du quotidien britannique, la presse internationale revient largement ce matin sur la défaite de Viktor Orbán en Hongrie et sur l’avènement de Peter Magya...
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Published Apr 14, 2026, 00:04:06 long, audio available.
C’est le titre de l’éditorial du Guardian à Londres, et à l’instar du quotidien britannique, la presse internationale revient largement ce matin sur la défaite de Viktor Orbán en Hongrie et sur l’avènement de Peter Magyar, désormais Premier ministre. « Les électeurs ont démontré que la démocratie était bel et bien vivante en Europe centrale », s’exclame le Washington Post . « Les messages de soutien à Orbán du président Trump et le meeting de campagne avec le vice-président Vance n’ont eu aucun effet ». « La Hongrie a aujourd’hui une occasion unique, se réjouit le New York Times . Le succès du parti Tisza démontre que la démocratie peut être restaurée pacifiquement par le peuple, même face à des dirigeants solidement ancrés et lorsque de grandes puissances interviennent pour soutenir leurs protégés. Avec le temps, et avec du discernement, ce parti pourrait opérer un renversement de situation des plus bienvenus. Au lieu d’être un laboratoire de l’autocratie, la Hongrie pourrait devenir un phare de la démocratie ». Une sanction « bienvenue » Le Monde , à Paris, renchérit : « la défaite d’Orbán prouve que cette vague de national-populisme à laquelle il faudrait se résigner, quelles que soient les incohérences, les hypocrisies et les contradictions des programmes qu’elle inspire, n’est pas une fatalité. Outre son illibéralisme, ce national-populisme a produit en seize ans en Hongrie une inflation massive, une corruption galopante et une collection de mauvais classements au sein de l’UE en matière de richesse par habitant. La sanction était inéluctable, pointe encore Le Monde. Elle est bienvenue ». Le Temps à Genève insiste : « à l’heure où les autocraties ont le vent en poupe et où le monde ne tourne pas vraiment rond, il est rassurant de constater que les Hongrois ont osé le changement et donnent un signal clair ». Des lendemains qui chantent ? Toutefois, tempère le quotidien suisse, « l’euphorie ne doit pas pour autant l’emporter. Car pour le vainqueur, le plus difficile reste à faire : transformer un vote de rejet en projet politique durable, sans reproduire les travers qu’il a dénoncés. Et se débarrasser de l’héritage Fidesz. Le défi est immense. Et des doutes sont permis. Un peu vite taxé de "conservateur pro-européen", Peter Magyar devra clarifier certaines de ses positions, qui restent ambiguës. Le scrutin prouve qu’une alternance reste possible, même dans un système fortement verrouillé. Mais ce n’est que maintenant que le "phénomène" Magyar va montrer son vrai visage ». En effet, s’interroge Libération à Paris, « la joie qui s’exprime à Budapest sera-t-elle suivie de lendemains qui chantent ? Seize ans de pouvoir d’Orbán auront laissé sur le pays une marque sans doute indélébile : une Hongrie minée par la corruption, biberonnée aux discours prorusses et acclimatée à ce mot comme taillé pour le type de gouvernement d’Orbán, l’illibéralisme. Pour Péter Magyar – qui reste aligné sur la politique de son prédécesseur sur plusieurs points clés comme l’immigration, sans parler de l’inconnu concernant son soutien à l’Ukraine –, remettre la Hongrie sur des rails sera un travail de longue haleine ». Pour sa part, El Pais à Madrid estime que « l’Europe devrait saisir l’opportunité offerte par la défaite du populisme eurosceptique en Hongrie pour faire progresser son intégration avant que l’Internationale ultranationaliste ne se remette du revers subi dimanche et ne parvienne à prendre le contrôle de l’une des capitales européennes qui possèdent le pouvoir qui manquait à Orbán pour faire tomber l’Union européenne ». Trump en Christ guérisseur… À la Une également cette image générée par l’intelligence publiée par Donald Trump hier… Une image reproduite dans nombre de quotidiens ce matin : avec un Trump sous les traits d’un Christ, imposant les mains sur un malade… Tollé général au sein de la droite religieuse américaine, relève le Wall Street Journal . L’image a été vite supprimée de son réseau. Et Trump s’est défendu en affirmant que cette image le représentait comme un médecin soignant un patient. Commentaire du journal : « la consternation suscitée par les publications de Trump sur les réseaux sociaux pourrait se transformer en handicap politique pour les républicains, alors que le président mène le parti à l’approche des élections de mi-mandat ». Le Washington Post enfonce le clou : « derrière cette image sans filtre, offensante et débridée — on perçoit l’instabilité de l’homme qui l’a diffusée ».
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À la Une: la démocratie reconquise en Hongrie is an episode from Revue de presse internationale by France Médias Monde.
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This episode was published on Apr 14, 2026.
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